Happy…? : Chapitre 4 – Fantôme

Gim TaeHyeong

    J’arrive devant le portail de la famille Bak. Je n’aime pas ce portail. C’est un portail électrique tout moche. Il est nul. Je sonne et quand l’interphone se met en marche, je fais une grimace devant la caméra. Le portail s’ouvre.

    J’entre dans le jardin. Lui, au moins, il est bien. Moi, je l’adore. Il y a plein de fleurs partout. Et qui dit fleurs, dit insectes ! Il y a abeilles, papillons, libellules et coccinelles. C’est trop bien, on se croirait dans un monde fantastique. Je me mets à quatre pattes dans l’herbe pour chercher un trèfle à quatre feuilles. Ouais, j’ai envie de trouver un trèfle, là, maintenant. Quelqu’un s’approche de moi, je me retourne. C’est madame Bak, la mère de Jiminie.

« Bonjour TaeHyeong!
— Bonjour Ajumma!
— Qu’est-ce qui t’amène chez nous un dimanche après-midi? me demande-t-elle, sûrement étonnée de me voir.
— Je viens voir Jimin! On a un devoir à faire ensemble.
— Oh, très bien. Mais on ne dirait pas vraiment que tu vas travailler, là.
— C’est un devoir de bio. Donc j’observe la nature. C’est très enrichissant.
— Ah, je comprends mieux. Dis-moi, TaeHyeong, tu n’aurais pas vu mon JiHyeong chéri, par hasard? Je le cherche depuis tout à l’heure.
— Non, je n’ai pas vu JiHyong Hyeong.
— Bizarre, je-
— Oh! Ajumma! Regardez! Un trèfle à cinq feuilles! »

    Je me lève et lui montre, fier de ma découverte. Elle le prend et se met à compter les petites feuilles. Une fois mes dires confirmés, je la vois s’émerveiller. Je pense que je vais lui donner. Du coup, il faut que je m’en trouve un. Je me mets donc à en chercher un autre.

Bak Jimin

    Je descends pour voir ce que fait TaeTae. Je suis sûr qu’il est dans la cuisine, en train de piquer un truc à manger ou à boire. J’entre dans la cuisine et remarque qu’il n’y est pas. C’était pas lui qui a sonné, alors? J’étais persuadé que ce serait lui. Je vais demander à Maman pour qui c’était. Je la cherche dans la maison, je l’appelle, aucune réponse. Elle doit être dans le jardin. Je sors et je la vois en train de regarder un truc dans ses mains. Elle a l’air fascinée. Et baisse le regard et découvre TaeHyeong par terre à côté d’elle. Mais qu’est-ce qu’il fiche ?

« Tae ?!? Qu’est-ce que tu fous à quatre pattes?
— Ça ne se voit pas? Je cherche un trèfle.
— Un trèfle?
— Oui, il en a trouvé un à cinq feuilles tout à l’heure, regarde! s’exclame Maman en me montrant la trouvaille de mon binôme. Cinq feuilles, tu te rends compte? En plus c’est le chiffre préféré de ton frère! Je lui donnerai quand il rentrera. D’ailleurs, tu sais où il est parti?
— Non, Maman. Bon! Tae, tu viens? On va faire nos devoirs! »

    J’attrape Tae par le bras et le force à se lever. Puis, je le traîne dans la maison.

« Eh! Je n’ai pas eu de trèfle, moi, du coup, vu que j’ai donné celui que j’avais trouvé à ta mère!
— Désolé mais on doit bosser, je te rappelle. Et même si tu trouve une dizaine de trèfles à huit feuilles, ça n’augmentera pas notre note!
— Mouais. Attends! J’ai soif! Donne-moi à boire! »

    Qu’est-ce que je disais ? Ce mec est un vrai parasite. Je souris et je vais lui chercher une bouteille fraîche de thé glacé dans le frigo. Il a l’air satisfait et accepte de passer au devoir. On monte donc les escaliers pour aller dans ma chambre. Dans le couloir, on passe devant la chambre de Hyeong. Papa est dedans. Je m’arrête pour l’observer. Il ne bouge pas. Il fixe le bureau de Hyeong. Je regarde la chambre. Elle est toujours aussi bien rangée, toujours aussi propre.

« Bonjour Ajeossi!!! »

    TaeHyeong est entré sans prévenir. Il m’a fait sursauter, cet idiot. Un vrai sauvage, ma parole. Mon père aussi a l’air d’avoir frôlé la crise cardiaque.

« Ah! TaeHyeong! Tu m’as fait peur. Comment ça va, mon petit?
— Ça va très bien et vous?
— On fait aller! Vous allez travailler, là?
— Oui! répond-on en chœur.
— Parfait. Travaillez bien, alors. »

    TaeHyeong, toujours le sourire aux lèvres, me propose d’aller travailler tout en se dirigeant vers ma chambre. Papa, lui, sort de la chambre et je l’entends descendre les escaliers. Moi, je n’ai toujours pas bougé. Au bout de quelques secondes, je soupire et je rejoins Tae.

Gim TaeHyeong

    Je suis allongé sur le lit de Jimin, les jambes contre le mur. On a enfin fini le devoir. Je regarde le plafond, puis mes pieds. Je les mets à plat sur le mur. Ça serait trop bien si je pouvais marcher sur le mur… Comme dans Naruto ! Tiens, je vais essayer de malaxer mon chakra. Je positionne mes doigts comme dans le manga, je ferme mes yeux et j’essaie de me concentrer pour diriger mon énergie vers mes pieds.

« Tae, qu’est ce que tu fous, encore? T’endors pas!
— Chut! Je ne dors pas, je me concentre.
— Tu te concentres sur quoi? On a fini le devoir, je te rappelle.Plus la peine de te « concentrer ».
— Chut, je te dis! J’essaie d’envoyer mon énergie dans mes pieds!
— Hein? Pour quoi faire?
— Bah pour marcher sur les murs!
— Hein?!?
— Chut!!! »

    Je l’entends soupirer. Il ne comprend vraiment rien. Bon. Il faut que je me concentre. Tout est dans le mental. Je commence à sentir des fourmillements dans mes pieds. Ça marche! Je continue à me concentrer et… BAF!!! Je me prends un oreiller sur la figure.

« Allez! Arrête de faire le con! Et fous pas tes pieds sur mon mur, tu vas le salir!
— Mais ça allait marcher!
— Mais oui, c’est ça! Et moi, je sors avec HyeonA, la plus populaire du collège! »

    J’attrape le coussin que je me suis pris et le frappe en pleine tête. Mwahaha ! J’éclate de rire. Lui aussi. Il attrape un autre coussin et essaie de me frapper mais je l’évite en faisant une roulade.

    On continue comme ça jusqu’à être complètement épuisés. Enfin, moi je crache mes poumons et lui il est tout juste essoufflé. C’est pas juste. Il fait du sport tout le temps, lui. Vous me direz, moi aussi je pourrais. Mais j’ai des choses plus importantes à faire. Comme lire des mangas, par exemple. C’est super important!!!

    Je sens mon portable vibrer dans ma poche. Je regarde, c’est Jin Hyeong. Il me dit de ne pas rentrer trop tard. Je regarde l’heure, il est presque dix-neuf heures. Oh, la batterie vient de lâcher. Mon portable s’éteint. Je devrais peut-être rentrer. Je le signale à Jimin et je descends dire au revoir à ses parents.

    Je suis sur le chemin, presque arrivé à la maison. Oh! Un chat. Il est mignon… Il est roux. J’aimerais bien être roux, moi aussi. Je l’aime bien, ce chat. Je me penche et essaie de l’attirer vers moi. Il se rapproche, sent ma main et se frotte dessus. Bon chat. Je le caresse. Il doit être nouveau dans le voisinage car je ne l’ai jamais vu. Je vérifie, il n’a pas de collier.

« Dis, c’est quoi ton nom? Elle est où ta maison? T’es nouveau?
— Miaaaaw~
— Ah, d’accord. Je vois. Ça te dit que je te donne un surnom?
— *ronronne*
— Cool! Je vais t’appeler Caramel! Parce que tu as la même couleur! Maintenant, tu es Caramel, OK?
— Miaawww~ »

    Je le caresse et joue avec lui. Au bout d’un moment, je me lasse et je vois bien lui aussi.

« Bon, je vais rentrer, Caramel. À la prochaine!
— Miou~ »

    Oh, il commence à faire sombre. En plus, j’ai froid. Et j’ai faim aussi. Allez, je me dépêche.

Gim NamJun

    Putain. Il est presque vingt et une heures. Il est où ce con? En plus, son portable est éteint. Hyeong a l’air inquiet, aussi. On habite à vingt minutes de chez son pote. Pourquoi il met deux heures pour rentrer??? J’ai faim, en plus.

    J’entends quelqu’un entrer dans l’appartement. Ça doit être lui. Enfin! Je vais lui faire sa fête, moi, je vous dis. J’ai la dalle, merde!

« Tu foutais quoi, petit con? D’où tu mets deux heures pour rentrer? Et pourquoi t’as éteint ton téléphone? On t’a dit de pas rentrer tard!
— Il y avait un chat.
— Et?
— Il était roux.
— Et donc? C’est quoi le rapport?
— Moi aussi, j’aimerais bien être roux.
— Tae, je t’ai déjà expliqué qu’on n’avait pas les sous pour que tu puisses faire une teinture…
— Je l’ai appelé Caramel.
— Hein?
— Le chat. Je l’ai appelé Caramel. »

    Il me regarde en souriant. Il se fout de ma gueule, là ? OK. C’est bon. Il me soule. Je lui fous un coup assez fort sur le sommet du crâne. Ça lui apprendra. Il laisse échapper une plainte et me regarde en se tenant la tête, les larmes aux yeux.

« J’ai mal… Tu m’as fait mal…
— Ça t’apprendra à rentrer aussi tard! T’as cours demain, en plus!
— J’ai mal! T’es méchant, Hyeong!!! »

    Putain, mais il m’écoute quand je suis parle? Là, il est directement parti en courant dans la cuisine. Sûrement pour aller se réfugier dans les bras de Hyeong. Bon. J’y suis peut-être allé un peu fort. Mais bon. Sans parents à la maison, il faut bien qu’il y ait une autorité. Bref, je suis sûr que ça va me retomber dessus, encore. Hyeong est trop gentil, avec lui. Il est toujours en train de le protéger. Ouais, je sais, je ne suis pas non plus super tendre avec lui, mais bon…

    Bref! Tout ça, c’est à cause de cette salope qui nous sert de mère. Elle s’est mariée un nombre incalculable de fois. Du coup, on n’a même pas le même père, Hyeong, Tae et moi. Je n’ai pas connu mon père. Il a quitté cette catin alors qu’elle était enceinte de moi. Hyeong non plus ne s’en souvient pas. Par contre, le père de Tae, on s’en souvient un peu trop bien. Heureusement, TaeHyeong était trop jeune pour se le rappeler, lui. C’était un enculé de connard de merde. Et encore, je suis gentil. On a souvent eu droit aux « papas » alcooliques, trompeurs, violents, branleurs et criminels. Bah lui, il cumulait tout ça. C’était l’enfer. Et cette conne, elle a attendu jusqu’à être battue presque à mort pour porter plainte. Surtout qu’il nous frappait nous aussi. C’est Hyeong qui a appelé les secours, ce jour là. Il devait avoir sept ans, à peu près… Ça faisait cinq ans qu’elle était avec lui. Ironiquement, je crois que c’est sa plus longue relation… Il a fini en taule. J’espère qu’il y est encore, d’ailleurs.

    Bref. Après, elle a continué à enchaîner les mecs. Plus on grandissait, moins elle restait à la maison. Elle devait baiser à droite à gauche. Je suis sûr qu’elle a fini pute. Là, ça doit faire plus d’un an qu’elle n’est pas rentrée. C’est pas plus mal. Le seul truc qui manque, c’est le fric. A chaque vacance, on fait tous un petit job. Hyeong, lui, fait un boulot à temps partiel en plus de la fac. Je lui ai déjà proposé de faire un boulot le soir ou un job de nuit, mais il a refusé. Il a dit qu’il préférait qu’on soit ensemble le soir et le week-end. D’ailleurs, il fait toujours en sorte de rentrer à peut près aux mêmes heures que nous, même quand il bosse. Du coup, on est un peu en manque de sous mais il se débrouille plutôt bien pour faire les comptes, donc ça va. Il s’occupe vraiment bien de nous. Et puis, on est tous les trois boursiers, ça aide.

    Bref. J’entre dans la cuisine et je retrouve Tae dans les bras de Hyeong, en train de chouiner. Hyeong me regarde, fâché. Comme je le pensais, ça va me retomber dessus.

« NamJun! Tu l’as frappé?
— Ouais, ça lui apprendra à-
— Non!!! Ça ne va rien lui apprendre du tout! Rien de bien en tout cas! Nam, engueule-le si tu veux, mais ne le frappe pas! Je te l’ai déjà dit… »

    Pourquoi c’est moi qu’il engueule, là ? Bon, ok, c’est vrai, je n’aurais pas dû le frapper. Je ne veux pas finir comme ces gros connards. Bref. Je souffle un bon coup.

« Bon. Excuse-moi TaeTae. Je n’aurais pas dû te frapper. Mais fais attention à ne pas rentrer aussi tard! Et puis allume ton téléphone, qu’on puisse te contacter, au moins! Pourquoi tu l’as éteint?
— Il s’est éteint tout seul, il n’a plus de batterie.
— Bah charge le bien le matin!
— Mmmh… J’ai oublié cette nuit. Désolé » répond-il en baissant la tête.

    Je m’approche de lui et lui caresse la tête. Il me regarde et me fait un petit sourire, l’air désolé. Je souris à mon tour. Il lève la tête vers Hyeong, toujours accroché sa taille.

« Hyeong?
— Mmmh?
— J’ai faim!
— T’abuses! râle Hyeong. Nous aussi on a faim! Et c’est à cause de toi qu’on a pas encore mangé! »

    Tae sourit et part en rigolant et en disant qu’il va faire le couvert. Pff… Il est incorrigible. Bon. Il va bien, c’est le principal. Et Hyeong et rassuré. Donc tout va bien. Sauf mon ventre qui crie famine.

Bak Jimin

    Il est déjà vingt et une heures trente. J’ai faim. Maman ne veut toujours pas qu’on mange parce qu’il faut attendre Hyeong. Comme d’habitude, quoi. Mais là, j’ai trop faim. Vraiment trop faim. Je décide donc de me prendre un petit truc à manger. Je descends les escaliers tout doucement, je me glisse dans la cuisine et ouvre le frigo. Il y a un reste de crêpe au kimchi qui date d’hier. Parfait. Je sors l’assiette et ferme tout doucement le frigo. J’ouvre le tiroir pour prendre des baguettes et… Merde ! J’en fait tomber une par terre. Maman entend le bruit du métal qui tape sur le carrelage et se ramène dans la cuisine.

« JinHyeong? Tu es rentré? … Jimin? Mais qu’est ce que tu fais? Je t’ai dit d’attendre ton frère pour manger!
— Mais j’ai faim, moi! Je ne vais pas attendre jusqu’à la fin des temps!
— Jimin! Aie un peu de respect pour ton grand-frère et attends-le pour manger! On ne t’a pas éduqué comme ça, à ce que je sache!
— Mais Maman! Il ne va PAS rentrer! Il est-
— JIMIN!!! » me coupe papa.

    Merde. J’ai failli le dire. Mon père se dirige vers moi et me fout une baffe monumentale. Il me hurle de dégager et d’aller bouffer dans ma chambre. J’ai les larmes aux yeux, mais je me dépêche d’obéir. J’attrape l’assiette et sors rapidement de la cuisine. Dans l’escalier, je les entends parler.

« Mais chéri, tu te rends compte? Il n’attend même pas son frère…
— Oui, j’ai vu. C’est pour ça que je me suis énervé. Tant pis pour lui, il mangera tout seul. Calme-toi, maintenant, OK? »

    Ma gorge se serre. Fais chier. J’ai pas envie de pleurer encore. Mais ils me soulent. Je monte les escaliers quatre à quatre et me rue dans ma chambre. Je claque la porte à l’aide de mon pied, balance l’assiette et les baguettes sur le lit et je me mets à frapper mon punching ball. Il faut que je me défoule. Je continue à frapper, frapper, frapper, jusqu’à ce que je n’aie plus de souffle. Je me laisse tomber à genou par terre et m’allonge sur le sol. Je sens une larme qui coule sur ma joue endolorie. Le sol est froid, ça fait du bien. Je regarde le ciel à travers le velux. On voit quelques étoiles. Mais surtout, on voit la lune, toute éclatante.

« Tu dois bien te marrer, là haut, à nous regarder essayer de survivre sans toi. Hein, Hyeong ? »

    Et voilà, je parle tout seul. Oui, Hyeong est mort. C’est arrivé l’année dernière, dans un accident de voiture. La nouvelle a été dure à avaler pour les parents. Surtout pour Maman. Comment était-ce possible? Non, il devait y avoir une erreur. Son fils adoré ne pouvait pas être mort. Elle a fini par enchaîner crise sur crise jusqu’à ne plus parler du tout. Elle restait dans son lit, muette, et se nourrissait à peine. Et un beau jour, en rentrant de cours, je l’ai vue dans la cuisine en train de préparer à manger, comme si rien ne s’était passé. J’étais tellement content ! Mais j’ai remarqué qu’il y avait un problème quand j’ai vu quatre couverts à table. Elle attendait Hyeong… A partir de ce jour, elle passe ses soirées à attendre qu’il rentre et nous interdit de toucher à notre assiette tant qu’il n’est pas revenu. Chaque soir, elle finit par s’endormir. Et le lendemain, elle oublie tout et refait comme si Hyeong était encore là. Papa m’a demandé de jouer la comédie. Je suis contre, mais bon… Je n’ai pas vraiment le choix. Ils ne vont jamais arriver à faire leur deuil, de cette manière. Et moi, ça me soule. Le soir, j’aimerais manger. J’aimerais bien arrêter de vivre avec un fantôme. J’ai l’impression de que je vais devenir fou, si ça continue comme ça. J’aimais Hyeong. C’était mon grand frère et je l’admirais. Mais là, c’est juste horrible. Cette comédie déprimante ne m’aide pas du tout. Ça me rappelle encore plus qu’il n’est plus là.

    Mon ventre gargouille. Je soupire et je me mets en tailleur sur le lit pour manger. Après avoir fini, je m’allonge et recommence à regarder le ciel.

    La lune est toujours aussi visible. Hyeong adorait la lune. Il rêvait de construire une ville, là haut. Il me manque… même si j’étais jaloux de lui. Pourquoi jaloux ? Parce que mes parents n’ont d’yeux que pour lui. On a même déménagé à Séoul pour lui. Eh oui, Maman ne voulait pas laisser son petit poussin vivre tout seul lorsqu’il a été accepté à la prestigieuse Université de Séoul. Et moi, bah j’ai perdu de vue tous mes potes de Busan. Mais moi, on s’en fout. On préfère tout miser sur le grand frère. Lui, il est plus grand, plus beau, plus intelligent, meilleur dans tous les domaines. Et c’est lui qui est mort. Je sais que si mes parents avaient eu à choisir, ils auraient préféré que ce soit moi qui meure. Ils auraient choisi de garder Hyeong.

    Tout ça me soule. Je suis épuisé. Je pars dans la salle de bain discrètement pour me préparer à me coucher. Bon, ça va, ça a l’air de s’être calmé, en bas. Je n’entends plus aucun bruit. Tant mieux. Elle a dû s’endormir. Je retourne dans ma chambre, j’attrape mon casque et mon iPod et je mets la musique à fond pour me calmer. Au bout d’un moment, je mets ma playlist spécial dodo, je baisse le son et j’éteint la lumière. Ma chambre est éclairée par la lune. Je me mets dans mon lit et m’endors tranquillement. Bonne nuit, Hyeong.

Lien vers la fic

Lien vers le chapitre précédent

Lien vers le chapitre suivant

Publicités

Publié le 26 août 2016, dans Happy...?, Mes fanfictions, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :